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DES RETOMBÉES PRATIQUES DE RECHERCHES THÉORIQUES

Aide aux élèves, étayages et glissements conceptuels

vendredi 7 octobre 2011, par Philippe Clauzard

Ce document est issu d’une réécriture d’une synthèse de l’Académie de Paris, des adaptations ont été apportées pour une meilleure déclinaison locale. Il est susceptible d’évoluer à partir de la manière de se l’approprier et d’échanges entre enseignants des établissements du primaire et du secondaire.

Pour mieux aider l’élève, il faut connaître :
- ses possibilités, ses savoirs, ses compétences d’une part ;
- ses difficultés et ses besoins d’autre part.

Pour cela, il est nécessaire d’observer, de comprendre l’élève. Un dialogue doit être amorcé et développé avec l’élève lui-même. Il est également important d’utiliser des termes professionnels où l’on distingue bien l’élève et l’enfant, l’écolier et la personne, les aspects scolaires et les aspects psychologiq LA VISEE EST UNE ATTITUDE DE SECONDARISATION ET DE METACOGNITION.

Centrons-nous sur le rapport à la tâche proposée à l’élève et sur les bonnes conditions à instaurer pour qu’il s’en approprie le sens. « Devenir élève », ce n’est pas seulement respecter des règles et faire ce que l’enseignant attend. C’est aussi – et le programme de l’école maternelle donne des précisions à ce sujet pour l’élève – comprendre ce qu’il apprend, établir une relation entre les activités matérielles réalisées et ce qu’il en apprend. « Dire ce qu’il apprend » est ainsi une compétence de fin d’école maternelle. Toujours dès l’école maternelle, les élèves « acquièrent des repères objectifs pour évaluer leurs réalisations ; en fin d’école maternelle, ils savent identifier des erreurs dans leurs productions ou celles de leurs camarades1 ». La seule validation de la part du maître ne peut par conséquent être la démarche retenue. Des études ont montré l’impact négatif des « malentendus » scolaires où l’élève « écoute bien », montre les signes extérieurs d’un élève attentif, cherche à exécuter une consigne, et n’en a pas compris les enjeux. L’attitude de l’enseignant, l’explicitation qu’il fournit sur la situation proposée (dès l’école maternelle), la compréhension qu’il permet à l’élève de la tâche, sont extrêmement importantes. L’élève doit comprendre que la tâche scolaire n’est pas une fin en soi mais qu’il existe derrière elle un enjeu d’apprentissage. Il convient qu’il sache se défaire de la matérialité de la tâche afin d’exercer des activités DE PENSEES sur ce qu’il effectue à sa table de travail. L’on cherche parfois dans des projets coûteux en temps et en énergie à « donner du sens », perdant de vue parfois les apprentissages. Dix types de questions sont destinées à enrichir le dialogue avec les élèves au début/en cours/en fin d’activité, pour développer la distance de l’élève à la tâche donnée (qui n’est pas réduite à une consigne à exécuter), pour donner à celle-ci tout son sens scolaire, pour aider l’enseignant à se mettre à la place de l’élève, pour éclaircir la situation scolaire proposée, pour lui donner une « clarté cognitive » et la traduire en termes d’enfant. A cet égard, voir le document ci-dessous.

Voir en ligne : l’Aide aux élèves, étayages et glissements conceptuels :

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